jeudi 17 octobre 2013

En quittant Porto Santo, l'idée était de se diriger vers la marina de Funchal qui est la 'capitale' de l'ile mais en téléphonant pour réserver une place pour deux ou trois nuit on nous a dit que la marina était pleine et qu'un amarrage à couple serait impossible. Comme nous ne voulions pas aller au mouillage, soit a Funchal, soit dans l'anse la plus à l'est de l'ile qui est un mouillage rouleur, nous sommes allés à la marina toute neuve de Quinta de Lorde.
Super endroit, accueillant , propre, avec du personnel compétent et multilingue et où nous bénéficions de la réduction de 40% de STW.
A rester dans cette ile très différente de Porto Santo car elle est verte et très escarpée, nous avons décidé de visiter en voiture et, autant que possible de voir le pourtour et l'intérieur.
Donc, mercerdi matin et jeudi matin nous avons embarqué dans la Clio de location et commencé le programme touristique.
Ballade à la pointe Est au dessus du mouillage que nous avions refusé et où sont ancrés 2 bateaux qui étaient avec nous à Porto Santo: Euréka et Galaad puis sur le cotè nord de la pointe où les falaises débutent.
L'étape suivante était vers Funchal qui nous a permis de découvrir la qualité impressionante des infrastructures routières: ponts, tunnels, échangeurs et la suprenante piste de l'aéroport international qui a été construite au dessus du vide à l'aide un immense pont sous lequel on passe pendant que les avions décollent au dessus.
Funchal, ca fait un peu penser à Lombard Street à San Francisco car la ville et construite à flans ce coteau avec de rues en pente abrupte et il y a même un télécabine pour atteindre la partie haute.
Pour de navigateurs, rien de surprenant à ce que nous nous retrouvions sur le port pour un café et pour voir pour quelle raison on ne pouvait nous accepter. En fait c'est simple: la marina est toute petite et déja bien encombrée. Conclusion, nous sommes très bien à Quinta de Lorde qui est bien plus propre, came et cosy.
La pose café s'imposant nous avons profité du soleil et de la terrasse accueillante d'un troquet sous les arbres avant d'aller explorer la ville d'un peu plus près.
L'ensemble des rues qui bordent le port est pour le moins animé avec pas mal de touristes mais beaucoup de locaux, du monde aux terrasses de café, des musiciens de rue, des montreurs d'oiseaux (les montreurs d'ours nous ne les avons pas trouvés).
Quelques jolies rues pavées, spécialité portugaise, bordées d'arbres aus branches tordues et des immeubles assez typiques et fort bien entretenus donnent une atmosphère agréable.
Bien sur, parmi les spécialités on trouve le Madère et ses caves de dégustation très orientées 'touristes' et que nous n'avons ni voulu ni pu éviter.
Vers 15h nos quittons Funchal, cap a l'Ouest le long de la cote puis dans l'intérieur sur des routes escarpées qui nous feront grimper à travers des plantations de bananiers en terrasse ou de petits jardins dans des à pic impressionants jusqu'au sommet dans le brouillard jusqu'à 1550 m.
Certes nous avons eu du brouillard mais l'humidité augmentant vers le sommet nous avons traversé plusieurs forts d'eucalyptus remplies de fleurs le long des routes: un vrai jardin.
Au sommet, le spectacle est différent: de la lande comme on en verrait sur plateau du Larzac et quelques éoliennes et de l'autre coté de la vallée les sommets les plus hauts où nous irons le lendemain qui émergent des nuages.
En fin descente vers la vallée avec quelques pentes non négligeables et des routes en corniches qui surplombent des vallées embrumées.
Une fois dans la vallée transversale, cap au Nord pour voir la cote de ce coté la.
Complètement différent: beaucoup plus sauvage, abrupt, humide, vert, escarpé.
Ici on est pas réellement sur le coté touristique quoi que ca vaille le détour (vu le nombre de virages au kilomètre, détour est le mot juste).
Plus de bananiers sur cette cote escarpée mais des vignes qui produisent le raisin du vin de Madère qui était autrefois vieilli en mer sur le bateaux faisant l'aller et retour Angleterre, Amérique. ILs prenaient le vin à l'aller et le revendaient une fois de retour. Vieillissement garanti!
Quelques surplombs remarquables, une route en corniche qui vaut bien les plus beaux spécimens alpins du genre et des virages à n'en plus finir, chacun révélant une perspective meilleure que la précédente.
Comme en Corse, parfois, la ligne droite est un ensemble de trous attachés avec du groudron pour relier deux virages. Parfois encore, dans les plus beaux endroits on trouve un cimetière avec vue sur l'océan.
C'est ici que se fini la ballade du premier jour, la suite a demain.

Ensuite, retour au bateau, petit rafraîchissement à la terrasse du 'bistro du port' et diner avec Bernard qui navigue en solitaire sur Cayola, un bateau en bois de 12m. Il est parti de Toulon voici 3 ans et se prépare, étape par étape à traverser vers les Antilles.
Un vrai, pur navigateur qui dit apprendre au fur et a mesure mais en connait déjà un rayon.

A suivre ...

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